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FILMS

Crée par Pascal BLANCHARD, FRÈRES D'ARMES est une serie de cent pastilles consacrées aux combattants étrangers qui sont venus renforcer nos arméees aux cours de la Grande Guerre de 1914 à 1918.

Parmi ces courts métrages de 2 minutes, il y en a un consacré à Đỗ Hữu Vị, premier aviateur vietnamien.

Son histoire est ici racontée par Jamel DEBBOUZE.


Pour voir le film, cliquez sur l'affiche.

REVUE DE PRESSE DE FRANCE-INTER

Vendredi 12 janvier 2021

Claude Askolovich


Un capitaine annamite et d'autres héros d'antan, venus de bien loin pour bien servir la France.

La Croix l'Hebdo raconte le courage des femmes yéménites qui se sont dressés contre les Houtistes. L'Obs se remémore le racisme de nos caricatures jadis. Le Figaro magazine a retrouvé Mgr Barbarin heureux. Elle raconte la maman de Barack Obama.

On parle de héros...

Qui venus de bien loin ont bien servi la France, à en mourir parfois et que la France a oublié, mais va redécouvrir, dès ce matin si vous voulez en achetant la Croix où nous attend un superbe aviateur... Il s'appelait Do-Huu Vi, il était fils de notable de l'Indochine alors française et il était venu en métropole, pour devenir officier. Son parcours  raconte les paradoxes de l'empire, lui l'enfant d'une colonie combattait une révolte anti-coloniale au Maroc, il allait devenir aviateur, il inventerait le vol de reconnaissance, il espionnerait les rebelles marocains depuis le ciel, et puis en 1914 l'envahisseur allemand, il voulait disait-il être doublement courageux, car français et annamite... Il se brisa le crâne et les os quand son appareil s'écrasa, et ne put plus voler, mais combattre à pied encore, il pouvait, il fut tué dans lla Somme le 9 juillet 1916...

Avez vous retenu votre souffle ? Le capitaine Do-Huu fait partie des héros que le gouvernement veut nous faire connaitre, 315 noms issus de la diversité comme on dit, sélectionnés par une équipe d'historiens mais aussi d'artistes d'écrivains de militants, 315 noms destinés à illustrer nos rues, nos places,nos mémoires pour apaiser les tensions.. Certains sont connus tel Josephine Baker, certains donnent le vertige, Rino della Negra, italien résistant du groupe Manouchian, footballeur au Red star qui a donné son nom à sa tribune d'honneur, ou Habib Benglia né dans le désert malien en 1895, venu en france livrer des chameaux pour un spectacle du jardin d'acclimatation appelé « les nègres » -c'était l'époque, mais qui fut le premier grand acteur noir et qui mourut sans avoir pu jouer Othello. Et puis Paulette Nardal, française de naissance, martiniquaise, qui avait précédé Césaire et Senghor sur le chemin de la négritude, vous lirez une vie de militante féministe et noire qui commence dans le Paris des années 20... Quand on lui interdit à l'université de consacrer sa thèse à Harriet Becher Stowe, l'autrice de la Case de l'oncle tom... Je pense aux paniques que provoquent aujourd'hui les études décoloniale.


Dans l'Obs vous lirez à propos d'un livre cruel, ce que fut l'humour et le dessin en France contre les africains et les asiatiques, au temps des colonies, « Ce délicieux rôti provient sans doute du cheptel de votre majesté, non, c’est simplement la cuisse du matelot qui vous accompagnait. » Ainsi s'amusait en 1920 le journal la Baïonette, contant un dialogue entre un chef africain et un militaire français. C'était il y a 101 ans, non, nous autres d'aujourd'hui n'y sommes pour rien.

On parle de combattantes d'aujourd'hui...

Des femmes yéménites, elles vivaient dans la partie du pays prise par les Houtistes, une secte religieuse imposant une loi féroce, contre laquelle elle se sont dressées, elles n'avaient pas peur contrairement aux hommes battus enlevés tuées, elles se croyait protégées par une vieille coutume, un archaïsme, venu des lois du désert, selon laquelle l'homme se bat, il fait la guerre mais la femme, la mère la soeur la fille est protégée... Elles ont découverte que pour les Houtistes cette loi ne tenait pas et dans la Croix l'hebdo, la déclinaison de fin de semaine de ce décidément  excellent journal vous lirez les atrocités que pratiquent les dictatures, et des exils aussi: la Croix a rencontré des femmes réfugiées en Egypte,  mais aussi Sonia qui vit encore au Yemen, elle a été libérée, elle est rejetée par sa famille qui a honte de ce qu'on lui a fait, autrefois Sonia ne se couvrait que les cheveux, elle vit désormais sous un niqab pour que nul ne puisse la voir...

Que pèsent en regard les blessures de nos contrées? Dans Mediapart la chanteuse Pomme dit un adulte de trente ans qui humliliait la chanteuse adolescente qu'elle était:  « Sois plus sexy, moins enfant. J’aurais dû te baiser.» L'Humanité décrit  la porcherie machiste que masque une compétition sportive qui oppose entre eux de chics instituts d'études politiques. On apprend dans Ouest-France que des salariées ou ex salariées de Force ouvrière dans le Finistère déposent plainte pour agressions sexuelles contre un ancien cadre du syndicat… Le Monde raconte comment, au japon patriarcal, où un vieux macho en remplace un autre a la tête des Jeux de Tokyo, les femmes se suicident plus que les hommes…

On peut prendre plus légèrement dans Libération ces femmes du monde vinicole qui se sentent offensées par un monde d'homme, j'apprends que des femmes rassemblées sous le nom de « oenologouines » dégustent  des vins dans des soirées ouvertes à tous sauf aux hommes cisgenre car ils mettent mal à l'aise..

Dans Elle vous lirez une autre femme, une combattante de la vie qui eut tant de noms;, comme si elle ne voulait pas qu'une seule identité l'emprisonne, Stanley Ann Duham, dite  Stannie dite Stan the man, dite Ann, épouse Soetoro, et avant épouse Obama... Oui la mère de Barack, qui avait choisi un Kenyan puis un Indonésien pour que ses enfants n'attrapent pas de coups de soleil, elle en riait! Elle mourut d'un cancer diagnostiqué trop tard et la fin de sa vie fut rongée par l’angoisse, son assurance couvrirait-elle les frais d'hôpital, et cette peur inspira son fils quand il réforma le système de santé... L'article sur Obama et sa mère est signé Augustin Trapenard, qui ne perd pas son temps quand il interviewe les gens....

Et on parle d'un homme heureux.

Dans le Figaro magazine qui a retrouvé Monseigneur Barbarin, aumônier épanoui des Petites soeurs des pauvres, qui rayonne de confiance retrouvée et prie pour les victimes du père Preynat qu'il ne dénonça pas.... Il raconte qu'un jour, un jeune homme qui ne l'aimait guère, fils d'un franc-maçon lyonnais, le contacta parce qu'il était en galère de logement à Buenos-aires, Monseigneur Barbarin appela le pape qui trouva des adresses pour le jeune mécréant, qui depuis s'est converti.

Voilà qui nous rassure sur dans un monde étrange.? Dans l'Equipe je lis la perplexité des joueurs et joueuses de tennis à l'Open d'Australie où les juges de ligne sont remplacés par des machines qui parfois se trompent, mais comment s'engueuler avec la machine…

Dans la Charente libre on me raconte que des éleveurs de Charente et de la Vienne se sont associés pour acheter Paillard, un jeune taureau né en Haute-Vienne, il serait le plus beau taureau qu'on ait vu depuis des années, ses proportions uniques assurent que ses filles vêleront facilement, il doit grandir encore un peu pour saillir, ce sera bon cet été!

Cliquez sur la photo pour lire la vidéo consacrée à Đỗ Hữu Vị Par le département de la Somme (Hauts de France)

Vidéo de 2 minutes tournée par FR3

MATINALE DE FRANCE-INTER

14 mars 2021

Interview de Pascal BLANCHARD

FRANCE 5 - C L'HEBDO

20 février 2021

Invité Pascal BLANCHARD

FRANCE 5 - C CE SOIR

29 NOVEMBRE 2021

Invité Pascal BLANCHARD

PRESSE ÉCRITE

Do Huu Vi, pionnier de l’aviation militaire

Lundi 16 Août 2021

Lina Sankari


CES INVISIBLES QUI ONT FAIT L’HISTOIRE DE FRANCE

Premier aviateur vietnamien, le soldat mène les premiers vols de reconnaissance au Maroc. Pendant la Première Guerre mondiale, il survole les lignes ennemies et transmet des informations essentielles.


Son regard dt tut à a fos lesériux de la mission et l’espièglerie d’un homme à peine sorti de l’enfance. Car l’heure est à l’exaltation. Partout, on s’enthousiasme pour les premiers engins volants et l’armée comprend vite quels profits elle pourrait en tirer. Lui sera le premier aviateur vietnamien. Né le 17 février 1883, issu d’une riche famille de Cholon, près de l’ancienne Saigon, Do Huu Vi réalise des prouesses aux commandes.

« Son père est un mandarin qui, après avoir rejoint la résistance contre la France, accepte de travailler avec elle. Il occupe plusieurs postes, dont celui de gouverneur provincial, et fait fortune en jouant les intermédiaires entre les Français et les commerçants chinois. Il organise des banquets réputés en mettant un point d’honneur à servir des mets locaux avec des baguettes afin de prouver qu’ il n’y a pas de supériorité de la culture française », détaille l’historien André Rakoto.


Il réaise a prmièreliason ariene avec Marrakech

Envoyé en France, Do Huu Vi poursuit de brillantes études au lycée Janson-de-Sailly puis à Saint-Cyr, là où se forme l’élite métropolitaine. Il rejoint l’armée, où il participe, en 1907, aux campagnes coloniales d’Afrique du Nord au sein du 1er régiment de la Légion étrangère à Oujda, à Casablanca, dans le Haut-Guir marocain puis à la frontière algérienne. « Do Huu Vi est alors un soldat tributaire de sa mission. Il est engagé dans le combat contre la guérilla algéro-marocaine mais n’a pas vraiment d’avis », relève André Rakoto. Il est toutefois distingué par sa hiérarchie pour avoir « commandé judicieusement sa section, la plus exposée ».

De retour en France, il est dépêché au 144 e régiment d’infanterie, à Bordeaux, avant d’être envoyé au service de l’aviation. Il passe son brevet de pilote militaire en 1911, deux ans après Louis Blériot, auquel il voue une admiration sans borne. Élevé au grade de lieutenant, il effectue l’année d’après des vols de reconnaissance à Casablanca et réalise la première liaison aérienne avec Marrakech. Depuis les airs, il réalise que les informations sont transmises en un temps record. Un pionnier promu chevalier de la Légion d’honneur. Toujours selon André Rakoto, « Do Huu Vi est vaillant et volontaire. Il est moins intéressé par la campagne au Maroc que par l’aviation elle-même, dont il est passionné. La traversée de la Manche par Blériot agit comme un déclencheur ».

À la têe dela 7 compgnie de laLégion étrangère dans la Somme

De retour dans son pays natal, il travaille à des essais d’hydravions sur le fleuve Mékong. Une expérience avortée par l’imminence de la Première Guerre mondiale, qui le propulse de nouveau sur les théâtres de guerre. Il vole au-dessus des lignes allemandes et transmet des informations essentielles à l’état-major. « Il me faut être doublement courageux, car je suis à la fois français et annamite  », écrit-il. Pris dans une tempête, son appareil s’écrase. Le crâne, la mâchoire et un bras brisés, il demeure neuf jours dans le coma à l’hôpital du Val-de-Grâce.

Une fois sur pieds, mais dans l’impossibilité de piloter, il se reconvertit un temps en observateur lors de bombardements avant de prendre la tête de la 7e compagnie de la Légion étrangère dans la Somme. Mais le 9 juillet 1916, le capitaine est tué entre Belloy-en-Santerre et Estrée. Il est enterré dans la Somme avant d’être rapatrié, après la guerre, par son frère, le colonel Do Huu Chan, afin de reposer au Vietnam. « La France ne lui rend pas vraiment hommage hormis en imprimant un timbre à son effigie. Il figure dans la base de données des morts pour la France mais tombe dans l’anonymat », souligne André Rakoto.

À Casablanca, malgré la fin du protectorat, la rue qui porte son nom est conservée « en reconnaissance des prouesses techniques réalisées au Maroc. C’est le signe d’une mémoire apaisée », conclut l’historien.


Lina Sankari